Répertoire 2017- 2018 Monteverdi

Chœur Odyssée nouvelle saison 2017 -2018:

 Notre programme  2017/2018 consacré à Monteverdi

  • extraits de l' »Orfeo »,

  • la « Sestina » extraite du 6eme livre de madrigaux

  • extraits  des « vêpres de la vierge »

 

 

Notre programme 2017 encore en concert cet automne:   voir les dates

A l’aube de l’ère baroque, il sera le dernier compositeur à mettre tout son génie dans la forme polyphonique du madrigal : trésor inestimable pour les amoureux du chant choral !

Les madrigaux de Monteverdi, une presqu’île :

Les cinq premiers livres de madrigaux sont comme une presqu’île dans l’histoire de la musique… où la chanson polyphonique s’élève, en un ultime et sublime sursaut, vers la symphonie chorale.

Oui : comme les dernières notes de « l’art de la fugue » restées muettes dans l’attente d’un prolongement, les incroyables innovations expressives et harmoniques du madrigal resteront sans écho, sacrifiées à la gloire impérieuse de l’art baroque naissant,  pendant plus de trois siècles, comme un très long hiver avant la floraison chorale du XXème siècle.

Même les musicologues ne parleront que des opéras et des derniers madrigaux, en faisant de Monteverdi le père de la musique baroque et en oubliant ses multiples talents, préférant donc expliquer le sens de l’histoire plutôt que de se laisser toucher par une musique qui nous emmène tout au bout d’une presqu’île !

– Cette impasse historique ne serait-elle pas pourtant une brèche ouverte aux créateurs, musiciens ou mélomanes, assoiffés de territoires inconnus ?

En pénétrant cet univers, on fait l’expérience que c’est grâce à la musique que les pensées deviennent paroles : nuances et modulations bouleversantes, clairs-obscurs et innombrables, alliages toujours renouvelés des différentes couleurs de voix…

C’est une véritable symphonie chorale utilisant tout le spectre de la voix humaine. Comme dans un rêve, les voix se répondent en dialogue ou en écho, fusionnent en harmonies subtiles, s’opposent, se multiplient comme dans un miroir sans fin ou dans un prisme…

Les poèmes de Guarini attendaient évidemment la musique de Monteverdi, musicien génial qui volait décidemment bien au dessus des débats intellectuels de son époque : « prima le parole, doppo la musica »… Certes, les paroles inspirent la musique, mais ne peuvent toucher notre cœur que grâce à elle : la musique porte les mots, le son exalte le sens,  peut-être pour tenter d’exprimer tout ce qu’un regard peut contenir d’ineffable…

Le programme du Chœur Odyssée :

Dans la production monteverdienne, les madrigaux figurant dans notre programme ont été choisis sur des critères à la fois poétiques et musicaux, afin de présenter une œuvre unie, un peu comme un opéra choral sur le thème éternel de l’amour…

Oui : tout en étant un des plus grands précurseurs de l’ère baroque, Monteverdi a su pourtant aussi s’écarter du maniérisme à la mode pour mettre en musique des vers d’une simplicité très proche de notre sensibilité contemporaine. Et c’est aussi sur cette poésie-là qu’il a voulu, avant de se consacrer au « stile concertato » et à la virtuosité vocale, mener jusqu’à ses plus hauts sommets, avec une étonnante modernité, l’art du madrigal, tombé ensuite en sommeil…

Voici donc de Monteverdi notre symphonie chorale : « Ode à l’Amour ».

Comme pour le programme précédent (autour de la messe de Monteverdi), les 2 chœurs (de Puy St Martin et de Chabeuil) alterneront, accompagnés par la harpe triple baroque, puis se réuniront pour le final sacré (2 motets de 1620)

  • madrigaux à 5 voix (extraits des livres 1, 3, 4 et 5, composés entre 1587 et 1605), véritables symphonies chorales utilisant tout le spectre de la voix humaine, avec d’extraordinaires finesses harmoniques au service de l’expressivité poétique.
  • scherzi musicali à 3 voix(1607) : ponctués par de joyeuses ritournelles instrumentales, les couplets s’enchaînent en lançant leurs rimes sur des rythmes de danse… Idéal pour alterner différents trios de solistes (2 femmes et un homme).
  • 2 motets à 6 voix: « Cantate Domino » et « Adoramus te, Christe » (1620) l’expression au service de l’art sacré, cette fois, pour le final !
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