Concerts 2018

« Monteverdi : un Orfeo imaginaire… »

vieni imeneo - Monteverdi - orfeo -choeur odyssée
le chœur odyssée en concert en Drôme -vieni imeneo – Monteverdi – orfeo

Nous serons en concert les :

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22 septembre : Valence, église Notre Dame  20h30

23 septembre : cathédrale de Die  17h30

24 novembre : église de Bourg de Péage 20h30

25 novembre : basilique de Bonlieu-sur-Roubion  17h

Programme :

Spectacle choral et instrumental, sous forme de conte musical tout public, sur le thème mythologique d’Orphée (spectacle mis en espace, alternant chœurs accompagnés ou a capella / solos, duos et trios chantés / ritournelles instrumentales), avec 40 choristes et 5 musiciens. (2 violons baroques, flûte à bec, viole de gambe, harpe  baroque et orgue).

Déchiré par la mort d’Eurydice, le héros se tourne finalement vers les muses, puis vers le ciel…

– Extraits des 2 premiers actes de « l’Orfeo » (1607)

– Les « larmes de l’amant sur la tombe de l’aimée » chœur a capella (Sestina, 1610)

– Extraits des « Vêpres de la Vierge » (1610) « Deus in adjuvandum », « Dixit Dominus » et « Magnificat » 6 voix.

 

Note d intention :

   Monteverdi se met à l’écriture de l’Orfeo, sur un livret de Striggio, alors que sa femme qui vient de donner naissance à un second enfant tombe malade. Elle meurt à l’achèvement de l’Orfeo. L’émotion de la perte d’Eurydice est-elle liée au destin funeste de la femme de Monteverdi ? 

   Dans le livret original que tout le monde pouvait suivre à la première de l’opéra, Orfeo est finalement mis en pièce par les Ménades furieuses. Les pages musicales de cette fin tragique sont perdues. La censure est passée et un happy end hollywoodien semble avoir été imposé, faisant intervenir Apollonpère d’Orphée– qui conduit finalement le héros vers un paradis céleste, improbable au terme de cette descente aux Enfers Antiques… 

  Alors, après les deux fins historiques, opposées mais toutes deux tournées vers le « grand spectacle », osons donc un 3ème Orfeoun Orfeo imaginaire, plus près peut-être du cœur de notre poète musicien !

   Oui : exactement contemporaine est la « Sestina », émouvante ode de funérailles, toute empreinte de mythologie, comme si le chœur lançait sa plainte aux mêmes nymphes, dryades et napées qui sont invoquées dans les 2 premiers actes d’Orfeo. En l’écoutant, vous sentirez peut-être comme moi que c’est une « juste prière« , peut-être même celle qu’aurait souhaitée l’auteur…?

   Les 2 premiers actes de « l’Orfeo » sont une fête nuptiale, joyeuse et rituelle à la fois.

Le contenu dramatique y est intense, passant brutalement du sommet de la joie à l’annonce tragique de la mort de la mariée et finissant sur un cri déchirant lancé par le choeur en tutti !

Le conte musical – annoncé par la muse de la musique dans le prologue – se referme alors sur lui-même avec la reprise de la ritournelle initiale, comme le générique d’un film : Monteverdi a ainsi déjà refermé le livre… 

   Alors, au lieu de partir franchir le Styx vers les enfers, c’est un petit chœur qui chantera a capella les « larmes de l’amant sur la tombe de l’aimée »( Sestina ), 3ème acte d’un Orfeo imaginaire, Orphée accepte cette fois de faire son deuil, penché sur la tombe de son Eurydice !

    Enfin apaisé, il relèvera les yeux vers le ciel, et alors retentiront les accents puissants de la musique sacrée, accompagnés par les instruments : Monteverdi a justement repris pour l’entrée de ses « Vêpres de la Vierge » la fanfare qui annonce Orfeo, mais cette fois pour soutenir une véritable symphonie chorale.

                                                                                                   Philippe Simon

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